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Psychologie

Et si vos phobies voulaient vous dire quelque chose ?

Le noir complet, les araignées, les oiseaux, le vide, la foule… Tant de situations ou d’objets pouvant constituer une phobie chez un individu. Persuadée qu’une phobie cache inconsciemment des problèmes plus profonds, j’ai décidé d’écrire cet article pour vous faire part de mes trouvailles (c’est cadeau !). Tout comme le corps qui vous parle avec des maux, et si vos phobies étaient là pour vous faire comprendre quelque chose ? 😉

La phobie : comment se caractérise-t-elle ?

Étymologiquement parlant, le mot « phobie » vient du grec ancien « phóbos » qui signifie « peur, effroi ». Seulement, ce qui distingue la peur de la phobie, c’est l’irrationalité. En effet, si une simple peur est normale et peut être surmontée, la phobie quant-à-elle va prendre des proportions excessives à la vue d’une situation ou d’un objet.

Vue de l’extérieur, on peut avoir l’impression que la personne phobique en fait trop. Pourtant il s’agit bien pour elle d’une réaction qu’elle n’arrive pas à contrôler. Une phobie est véritablement diagnostiquée comme telle lorsqu’elle entraine une souffrance ou une gêne importante dans le quotidien de la personne.

La présence d’une phobie pour se protéger d’une autre angoisse

En faisant mes recherches pour la rédaction de cet article, je suis tombée sur le psychanalyste et écrivain Jean-Pierre Winter qui disait « La phobie est une angoisse destinée à protéger d’une autre angoisse, inconnue, qui serait bien plus intolérable s’il n’y avait pas l’objet phobique pour lui faire écran ». Selon lui, notre phobie, bien qu’envahissante, est là pour nous éviter un traumatisme plus important, dont nous n’avons pas conscience.

Par exemple, les phobies liées à l’espace telles que l’agoraphobie (peur des espaces publics) ou la claustrophobie (peur de l’enfermement) traduiraient les frontières fixées entre soi et les autres. Ces limites seraient posées inconsciemment selon la relation entretenue avec le paternel. La phobie des araignées aurait, quant-à-elle, un lien avec la mère. En effet, en psychanalyse, l’araignée représente la mère que l’enfant redoute.

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L’incapacité de couper le lien avec sa mère, créatrice de phobies

Enfant, nous avons tous eu des phobies passagères durant nos différentes phases de développement. Mais selon une autre psychanalyste, Irène Diamantis, les phobies auraient toutes un point commun : elles proviendraient d’une incapacité à se couper de sa mère.

Selon elle, la personne phobique est persuadée que pour survivre, elle doit rester collée à maman qui la protège de tout, comme lorsqu’elle était est dans son ventre.

La phobie nous en dit-elle plus sur notre personnalité ?

Une autre théorie dit que nos peurs les plus profondes sont liées à notre inconscient et révèlent des informations sur qui nous sommes. Voici quelques phobies et ce que la psychologie traduit d’elles :

La peur du noir

Aussi appelée nyctophobie, la peur du noir se constate souvent chez des individus positifs et joyeux, très créatifs, avec une imagination débordante. Le noir les empêche alors de voir ce qu’il y a devant eux, et le fait d’aller vers l’inconnu est quelque chose qui les angoisse. De par leur grande imagination, ils vont également avoir tendance à se fabriquer un nombre incalculable de scénarios possibles.

La peur des serpents

L’ophidiophobie, traduite par la peur des serpents, est remarquée généralement chez les personnes altruistes et plus particulièrement proches de leurs amis et famille. Elles ont alors la crainte de voir leur entourage en danger. Ainsi, la phobie des serpents est présente pour protéger instinctivement toutes ces personnes d’un potentiel danger. Il en est de même pour les araignées.

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La peur des araignées

Vous connaissez très certainement des personnes arachnophobes, phobiques des araignées. Cette peur très commune de ces petites bestioles perçues comme sales et dégoûtantes, peut traduire une crainte de la personne phobique d’être médiocre, de ne pas être à la hauteur.

La peur des clowns

La coulrophobie est généralement identifiée chez des personnes très honnêtes qui ne supportent pas le mensonge (en même temps, qui aime ça ?). Les clowns, quant-à-eux , masquent leurs véritables expressions et intentions derrière leur maquillage, d’où la grande méfiance des personnes en ayant peur.

La peur des espaces publics

L’agoraphobie est la peur de se retrouver coincé au milieu de nombreuses personnes et de ne pas pouvoir sortir de l’espace public. La personne qui a cette peur est plutôt sociable mais a besoin de ses moments de solitude et déteste les conflits. Il s’agit aussi d’une personne libre et indépendante qui s’entoure de très peu de personnes.

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Et vous, quelle est votre hypothèse sur les phobies ?

Il y a bien des théories concernant l’origine des phobies. Bien entendu, celles-ci peuvent également découlées d’un traumatisme vécu, ou du fait que vos parents vous aient transmis une peur. Il y a aussi les peurs « naturelles » qui nous protègent de potentiels vrais dangers. Bon nombre de peurs ont d’ailleurs favorisé la survie de l’espère humaine.

Pour moi, il y a un vrai lien entre la phobie et quelque chose qui se passe dans notre inconscient, qui mériterait d’être étudié. Et vous, vous en pensez quoi ? Dites-moi tout en commentaire ou sur ma page Instagram !

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